vendredi 31 mai 2013

Secteur porteur : ça recrute dans la banque

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La banque est un domaine qui recrute, mais il y a aussi beaucoup de concurrence. Savoir se positionner et être stratégique peut être une bonne façon de s’insérer dans ce milieu. Par exemple, en étant prêt à aller dans de plus petites villes, par l’alternance ou en identifiant bien les types de postes qui correspondent à votre profil.



La banque est l’un des premiers employeurs du secteur privé français.
“En 2011, le secteur bancaire a recruté environ 30 000 personnes”, note la Fédération bancaire française (FBF). “Les banques recrutent dans toutes les régions, à des niveaux d’étude ou à des degrés d’expérience variés. En effet, très implantées dans le tissu local à travers les agences, elles participent activement au développement des régions”, poursuit la fédération.
En effet, le point fort de ce domaine d’activités est notamment qu’il recrute aussi des personnes peu diplômées. Ainsi, en 2011, 13 % des candidats embauchés avaient un niveau bac et bac + 1. Mais attention, comme le rappelle la FBF, “on note cependant depuis quelques années une augmentation des qualifications à l’embauche”.
Ainsi, les recrutements de personnes avec un niveau bac + 4/5 ont tendance à augmenter (46 % des embauches en 2011 pour des postes dans les métiers de support au siège ou en tant que chargé de clientèle, contre 45 % en 2010).
Mais les profils moins diplômés, de bac + 2/3 continuent à être appréciés avec 40 % des recrutements en 2011 pour des métiers de commerciaux notamment.
“Aujourd’hui, il reste beaucoup d’offres dans ce domaine. Là, on parle plutôt de banques de réseaux comme la Société Générale, la BNP ou la Banque Populaire”, explique Charles-Éric Lecomte, directeur du cabinet de recrutement Carrière Bancaires à Nantes. En effet, ces banques traditionnelles sont à différencier des banques d’investissement et de financement comme Natixis, ou la CM-CIC Capital Finance qui attirent davantage des candidats de niveau bac + 5. Ainsi, un peu plus de la moitié des personnes qui y postulent ont un bac + 5 et plus. Tandis que 16 % ont un bac + 2 et seulement 7 % sont autodidactes ou de niveau bac*. Les banques traditionnelles semblent donc plus adaptées aux personnes peu diplômées. Mais même là, les établissements deviennent de plus en plus exigeants.
Une des façons de sortir son épingle du jeu peut être l’alternance.


Alors qu’il peut parfois être difficile de trouver une entreprise lorsque l’on est en alternance, le secteur bancaire est lui très ouvert à ce mode de fonctionnement. Sur 100 jeunes recrutés en CDI pour un premier emploi, 15 à 20 % le sont de cette manière**. “En 2011, plus de 8 300 personnes étaient en alternance dans les banques en apprentissage ou en contrat de professionnalisation, essentiellement en BTS, licence et master”, complète la FBF. “Ceux qui sont les plus recherchés sont des candidats avec un ou deux ans d’expérience”, explique Charles-Éric Lecomte.
Ce que peut vous apporter une formation en alternance. Sinon, les postes accessibles à des candidats peu diplômés sont par exemple des emplois de conseillers à l’accueil ou des téléconseillers. “Le métier de téléconseiller se développe. Nous avons beaucoup de clients qui nous sollicitent pour trouver des candidats, autant des banques classiques qu’en ligne”, confie le directeur de Carrières Bancaires Nantes.
Cette profession s’exerce la plupart du temps dans des plates-formes téléphoniques où le téléconseiller, entre autres, informe les clients sur les services et produits de base de la banque. Outre les personnes avec un niveau bac + 2 (BTS, DUT…) dans le secteur de la banque et de la vente, ce métier est aussi accessible aux candidats avec une expérience professionnelle dans le secteur bancaire, sans diplôme particulier***.


Une des façons d’augmenter ses chances de se faire recruter plus facilement est de viser les petites villes est convaincu Charles-Éric Lecomte. “C’est bien d’être prêt à partir sur des villes de tailles moyennes ou petites, et de ne pas concentrer ses recherches uniquement sur les grandes agglomérations.
La génération qui arrive sur le marché du travail est très attachée à réussir à concilier vie professionnelle et personnelle. Elle va donc davantage vers des villes attractives comme Nantes, Bordeaux, Strasbourg, etc. Alors que les offres sont plus diffuses. Être très mobile peut rendre la recherche plus facile”. L’enquête de Pôle emploi sur les projets de recrutement des entreprises pour l’année 2013, montre qu’en ce qui concerne les employés de banque et d’assurance, c’est le bassin d’emploi de Paris Montmartre qui arrive en tête (622 projets). Mais d’autres villes auxquelles on s’attend peut-être moins sont aussi bien placées.
Ainsi, Niort est à la seconde place, Tours à la 6e, Nice à la 8e ou Quimper en 11e. Le classement compte plus d’une centaine de bassins d’emploi. Attention, ces chiffres prennent aussi en compte les employés dans l’assurance. Il semble également y avoir des créneaux à prendre sur des métiers bancaires plus spécialisés et de niches. Charles-Éric Lecomte a par exemple plus de difficultés à trouver des conseillers clientèles agricoles.


* Baromètre gestionnaire back office, publié par Page Personnel. L’enquête a été menée auprès de 1 930 candidats rencontrés depuis janvier 2010.
** Chiffres du Centre de Formation de la profession bancaire (CFPB).
*** Fiche métier, Pôle emploi.


Par Innocentia Agbe

Publié le 17 May 2013

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