mardi 11 juin 2013

Secteurs porteurs ça recrute dans... l’énergie

AppId is over the quota
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Le secteur de l’énergie est dynamique, recrute et a même du mal à trouver certains profils.
Mais les candidats avec une formation technique seront privilégiés, même si d’autres voies sont possibles comme l’alternance ou les formations internes.

courriercadres.com

Selon des chiffres publiés par le ministère de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie, l’industrie de l’énergie représente 144 000 emplois* soit 0,6 % de la population active.
Globalement c’est un secteur porteur. Il l’est un peu moins pour certaines catégories à cause des réglementations qui ont changé. Par exemple, le photovoltaïque et l’éolien ont pris un coup dans l’aile. Mais dans le global c’est un domaine qui recrute”, explique Julien Weyrich, directeur de la division ingénieurs et techniciens pour Page Personnel.

Le groupe EDF semble être représentatif de cette industrie qui se porte bien. “Cela fait 5-6 ans que nous avons fortement repris nos recrutements. Cela nous permet d’anticiper les départs à la retraite massifs et de renouveler les compétences. Et puis nous avons un certain nombre de nouveaux projets et de gros investissements dans le réseau de distribution”, explique
Florence Cordier, responsable des recrutements et de la marque employeur au niveau du groupe EDF.

La bonne nouvelle pour les profils moins diplômés est qu’ils sont fortement appréciés des recruteurs. “95 % des recherches se font sur des profils techniques. Il y a des besoins aussi bien en conception de matériels que sur l’installation”, explique Julien Weyrich. Cela concerne par exemple des pos tes comme technicien en installation, maintenance ou chef de secteur.

Dans ses prévisions de recrutement, EDF prévoit ainsi 30 % d’embauches à un niveau bac pour les opérateurs, conseillers clientèles et monteurs, et 40 % à un niveau bac + 2/3 pour les techniciens.
“La majorité de nos emplois sont techniques. Ils sont accessibles avec un bac pro ou un BTS, la plupart avec une spécialité en électricité ou mécanique mais aussi en génie civile, maintenance, etc.”, illustre Florence Cordier.

Pour le directeur de la division ingénieurs et techniciens chez Page Personnel, les entreprises sont davantage à la recherche de compétences techniques au sens large et liées au poste plutôt que de compétences dans l’énergie directement. Ce que procure par exemple un BTS Cira (Contrôle industriel et régulation automatique) qui forme des spécialistes des procédés et systèmes automatisés mis en œuvre dans les diverses industries. Ainsi pour ceux qui ont déjà acquis une formation technique générale ou dans un autre domaine, il peut être possible de s’orienter ensuite vers l’énergie. “Souvent les candidats basculent d’un secteur à un autre. Les savoirs acquis sur un site nucléaire peuvent être transférés sur un site de production d’électricité”, développe Julien Weyrich.

Par contre, il semble plus difficile de rentrer dans ce milieu sans formation spécifique. “On peut l’envisager chez des grands acteurs du secteur mais cela est plus difficile dans une PME, car le besoin d’avoir un candidat rapidement autonome et adaptable est plus fort”, nuance Julien Weyrich.
En effet, Florence Cordier explique qu’EDF est obligée d’assurer elle-même des formations face à la pénurie de certains profils. “L’industrie est un secteur qui revient en force. Nous sommes obligés de remettre en œuvre des formations. Cela nous permet de pouvoir reformer des gens éloignés de l’emploi”, explique-t-elle. Les plus fortes pénuries concernent des postes en robinetterie, chaudronnerie et des soudeurs.
L’alternance peut aussi être un moyen d’accéder au secteur de l’énergie. Par exemple, sur une année EDF a globalement entre 5 000 et 6 000 alternants parmi sa masse salariale. “Nous en recrutons 3 000 nouveaux par an.
Cela représente 5 % de nos effectifs”, illustre Florence Cordier. Un bon moyen de vous démarquer peut également être de faire preuve de mobilité, même si pour Julien Weyrich, “on retrouve des installations un peu partout. Mais quelqu’un prêt à bouger, c’est forcément un atout”.

Même EDF qui est présente dans toute la France peut connaître des difficultés de recrutement plus marquées dans des zones plus reculées, comme par exemple dans sa centrale nucléaire à Chooz dans les Ardennes. Ce que Florence Cordier explique notamment par le fait que “les jeunes aujourd’hui soient attachés à leur ville d’origine ou cherchent à être dans de grandes agglomérations”.

*En équivalent temps plein, chiffres 2010.

Enquête réalisée par Innocentia AGBE

Publié le 18 March 2013

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